mercredi 18 avril 2012

Étape 14 - Le Reclot - Castres - 26,8 km - mercredi le 18 avril

Dès 7:30 heures, nous nous sommes entassés tous les quatre, moi et mon trio français, dans la petite voiture du propriétaire du Reclot, avec notre équipement, pour nous faire conduire sur le GR, qui passe à environ 1 km de là. + 4 degrés, déjà pas mal mieux que les -2 de la veille, mais la voiture a démarré de peine et de misère.

Au Reclot, on était à 740 mètres d'altitude et la neige l'avant-veille avait fondue, donc on a pu reprendre le GR, boueux par bouts, mais très praticable. Mais sous la pluie les premières 3 ou 4 heures, jusqu'à un beau petit village à peu près à mi-journée, Boissezon.















Alors ça a été une étape essentiellement en descente, jusqu'à 200 mètres d'altitude, ici à Castres. Avec même quelques éclaircies en prime un peu avant l'arrivée. Et puis au moins, les hauts plateaux du Haut Languedoc sont maintenant derrière moi; on prévoit de la pluie au cours des prochains jours, mais au moins, c'est fini les zones de neige et de température avoisinant le point de congélation.






Castres est magnifique. Il pleut ce soir, alors je ne peux pas la visiter, mais le centre ville est superbe. J'aimerais bien y revenir un jour. Ce n'est pas une grande ville, 45,000 habitants environ, mais très belle avec ses vieilles maisons moyen-âgeuses donnant directement sur l'Agout. Elles étaient les demeures et ateliers des différents corps de métiers comme les tanneurs, papetiers, tisserands, etc. Les ouvertures tout en bas, ouvrant directement sur la rivière, possédaient des lavoirs. Les ouvriers habitaient au rez-de-chaussée, les maîtres au-dessus, et les derniers étages servaient de séchoirs.






Castres possède aussi le deuxième plus important musée d'art hispanique de France, après Le Louvre, le Musée Goya. Et plein d'autres belles choses. Et puis c'est tout proche de Toulouse, Albi et Carcassone. Ça vaut vraiment le détour!

Alors je termine mon dessert et mon petit Gaillac...et dodo. Demain est une étape très longue, 36 ou 37 km, d'autant plus longue que je me retrouve maintenant avec une ampoule au talon. Mais vous auriez dû voir l'efficacité et la rapidité avec laquelle Sophie, qui est infirmière, et Alain, ce très gentil provençal, avec un plus bel accent encore que celui de Fernandel, se sont occupés de ce petit problème. À peine ma chaussette enlevée qu'Alain avait déjà enfilé l'aiguille et le tout était percé en moins de 30 secondes. De vrais pros. Je vais devoir partir un peu après eux demain, alors j'espère tout de même pouvoir les rattrapper, ne serait-ce que pour m'assurer que tout est beau du côté de ce petit talon.



À demain.

Denis


Envoyé à partir de mon iPad.

1 commentaire:

  1. Woww Denis, je t'envie de faire ce chemin et très courageux aussi. Je ne sais pas si je le ferais dans ces conditions.
    Toujours très intéressant et amusant de te lire.

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