mardi 10 avril 2012

Étape 5 - Montpellier - Montarnaud - 23.3 km - lundi le 9 avril

J'ai fini par sortir de Montpellier au bout d'environ trois heures. Je n'avais que la carte grossière du Miam Miam Dodo, version scannée bien sûr, alors je me suis perdu et j'ai finalement fait deux kilomètres de trop. Mais il s'agissait d'une courte étape aujourd'hui, alors c'est pas très grave. Il faut dire aussi que plusieurs pèlerins ne s'arrêtent pas à Montepellier et prennent tout simplement le bus ou le tram pour traverser la ville. C'est sûr que ça coupe une vingtaine de kilomètres, donc une journée, et que du trek urbain n'est certes pas aussi intéressant, mais moi j'ai trouvé toute de même agréable de la traverser à pied et de m'y arrêter. Peut-être que pour nous, québécois, les villes françaises exercent toutes facilement leur charme sur nous. Et puis je vous jure que ce n'est pas pire que de traverser Burgos, sur le Camino Frances, mais Montpellier n'est pas vraiment balisé en ville, contrairement aux grandes villes espagnoles.
Et puis ça a fait en sorte que j'ai rejoint Sophie environ une heure et demi avant ma destination; elle-même s'était trompée de route et elle revenait à l'embranchement où elle avait fait son erreur, au moment même ou moi j'y arrivait. C'est toute une coïncidence, ça!
La route devient progressivement plus intéressante, avec des dénivelés de quelques centaines de mètres, mais rien de sérieux encore. Par contre, je constate ce soir que ça a fait travailler les mollets un peu plus. C'est bon, car les vrais dénivelés approchent, dans quelques jours.
















Ici, je suis dans une chambre à moi dans un petit gîte d'étape, juste à l'entrée du village. Merveilleux, car j'ai pu faire ma lessive à la machine! Le luxe, quoi!




Il n'y a vraiment personne sur le chemin, sauf Sophie que je croise un jour sur deux. On me dit à plusieurs endroits qu'il y avait de bons groupes 3 ou 4 jours devant. Ils ont dû partir le week-end avant moi, celui où je devais moi-même partir initialement. Ensuite il y a eu de la très mauvaise météo, qui a peut-être fait changer les plans de plusieurs, et moi, j'ai pris le chemin tout juste après ce mauvais temps, le jeudi. Alors je ne sais plus vraiment à quoi m'attendre de ce coté; peut-être que ce sera désert comme ça jusqu'à Toulouse, dans deux semaines. Ça a bien l'air qu'il faut que je m'y fasse. C'est plate, mais bon, je ne changerai tout de même pas mon projet pour ça. En tout cas pas pour les deux prochaines semaines.
Envoyé à partir de mon iPad.

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