mercredi 25 avril 2012

Étape 20 - Pibrac - L'Isle Jourdain - 23,5 km - mercredi le 25 avril

Une drôle d'étape aujourd'hui. Pas très longue, elle devait être de seulement 24,5 km. Mais pour je ne sais trop qu'elle raison, j'ai loupé un petie coquille jaune sur fond bleu à environ 90 minutes après le départ. J'ai dû faire au moins trois kilomètres sans voir de nouvelle balise, alors je savais très bien que je n'étais plus sur le GR. Mais je savais toutefois que j'allais dans la bonne direction, vers l'ouest, alors je me refusais à rebrousser chemin. Et comme par magie, je me suis retrouvé devant un panneau d'une variante du GR, qui est en fait le Chemin Historique. Si je me fies au temps de marche au total, j'ai en fait dû faire un ou deux kilomètres de moins que prévu! Pas mal, hein, pour un gars qui était dans la lune!



On quitte de plus en plus la zone de banlieues entourant Toulouse et c'est déjà nettement plus campagnard. Une route toute en bitume toutefois, qui m'a tué la plante des pieds, mais jonchée de superbes demeures et domaines.









Et surprise, je suis arrêté faire un tour au gîte municipal ici, question de voir quels pèlerins pouvaient s'y trouver, et qui y ai-je retrouvée? Sophie, que je ne pensais pas revoir, et qui avait marché toute la journée avec une jeune tchèque, Mirka, je crois, elle aussi au gîte. Mirka ne parle pas un mot de francais, très très peu l'anglais, pas diable plus d'espagnol, mais elle a très bien saisi qu'on prend une bière tous les trois demain à Gimont, notre prochaine étape. Et puis une demi-heure plus tard, un pèlerin français, Michel, est arrivé. Alors avec le couple allemand de la veille, que j'ai d'ailleurs revu juste avant d'arriver ici, il semble bien qu'il y aura tout de même quelques personnes de plus sur ce Chemin pour la semaine qui vient. C'est déjà ça! Et aussi, big news, pas de pluie aujourd'hui, que du vent! La cape n'est jamais loin, cependant, attachée à l'extérieur de mon sac à dos, car le ciel est presque toujours menaçant.

Rien à dire sur le village, si ce n'est ce beau petit lac à coté duquel je loge, et sur lequel se trouve une genre de piste de wake-board, pouvant faire surfer plusieurs surfers, un à la suite de l'autre, tirés par un cable accroché à un grand système mécanique en anneau surplombant presque la moitié du lac. Je n'avais jamais vu un truc pareil. On m'a dit qu'il s'y déroulait des compétitions de calibre international. On voit bien aussi que le village est en expansion et que les affaires vont bien, ne serait-ce qu'en voyant ce quartier résidentiel tout neuf que j'ai traversé en arrivant. Et aussi, par ce resto pas mal haut de gamme, très achalandé pour un mercredi soir d'avril tout froid, où je crois d'ailleurs avoir repéré trois nouveaux pèlerins; j'irai valider ça tout à l'heure.



Le village abrite aussi un musée unique en France, qui apparemment contient l'horloge de la Bastille! Hé oui! Je me suis évidemment tout de suite demandé comment l'horloge de la Bastille avait bien pu se retrouver ici, aussi loin de Paris, dans un petit village de 7,000 personnes. En plus, je ne savais pas qu'il y avait une horloge à la Bastille et à quoi elle pouvait bien être utile. À tenir le temps des prisonniers? À quoi bon? Eh bien, le village a gagné un concours national, il y a une vingtaine d'années, contre Cahors en finale, pour un musée destiné à héberger une collection de cloches et d'horloges historiques, dont celle de la Bastille. Faut le faire, quand même, non? Une horloge à la fois célèbre et inconnue! Quel coup!


Envoyé à partir de mon iPad.

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