Nous sommes maintenant rentrés dans les Pyrénnées, via la vallée d'Aspe. Hé oui, le fromage de brebis d'Aspe, c'est ici, et des brebis, il y en a! On les voit partout, tout en haut, à flanc de montagne. Et ces montagnes sont de plus en plus belles et hautes. Quel magnifique endroit!
Ce Peter est un vrai pro. Il a 67 ans, est un peu bedonnant et a certainement une quinzaine de kilos en trop, mais c'est tout un marcheur. Sur le plat, nous sommes à peu près à la même vitesse. Mais en montée, il est super; il ne s'arrête pas, même si on a 200 mètres à monter. Hier, je n'arrivais pas à le suivre en montant, il fallait que j'arrête régulièrement pour reprendre mon souffle ou reposer mes jambes une minute. Lui, il est de la région de Berne, en Suisse, et il marche régulièrement dans les Alpes. En soirée, il m'a expliqué sa petite technique. En montée, il fait des pas plus courts, mais au même rythme que sur le plat. Moi, je fais presque la même longueur d'enjambée que sur le plat au début d'une montée et avec la même vitesse que sur le plat, puis je ralentis et je ne diminue pas beaucoup la longueur de mes pas. C'est un peu comme si j'essayais de monter les marches de l'Oratoire St-Joseph deux marches à la fois. C'est plus rapide, mais uniquement si on a le cardio pour endurer l'affaire. Je me fatigue donc progressivement, je vais de plus en plus lentement, de plus en plus lentement, et pouf!, je dois finir par m'arrêter. Je me suis efforcé d'appliquer sa technique aujourd'hui, car on avait encore plusieurs montées, et franchement, ça fait toute la différence du monde. Super, car au cours des prochains jours, ça va monter pas à peu près. C'est fou, quand on y pense, que ça m'ait pris 1530 km d'un premier Compostelle, plus les 45 km du Camino Inca dans les Andes, plus un mois et 700 km ici, plus tous le km d'entraunement, avant de comprendre ça! Et en plus, y a fallu quelqu'un pour me l'expliquer! Tête de cochon!
Envoyé à partir de mon iPad.
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